Apple veut créer des piles à combustible révolutionnaires pour des Mac toujours plus autonomes

batterie a combustible pour mac

L‘objectif de la firme à la pomme est simple : offrir à ses utilisateurs une autonomie de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines. Google est également sur le coup.

L’autonomie a toujours été un des points forts des Macs mais comme ses concurrents, notamment dans le mobile, Apple planche sur de nouvelles technologies de batteries, notamment pour remplacer le lithium-ion. Et ses travaux semblent avancer puisque la pomme a déposé un brevet visant à offrir une autonomie de plusieurs jours, voire semaines… Le rêve. Le brevet en question a été publié par le site du Bureau des brevets américains.

Comme d’autres, Apple tente de développer un système de pile à combustible à hydrogène suffisamment miniaturisé et stable pour être embarqué dans un ordinateur. Le brevet souligne d’ailleurs qu’il « est extrêmement difficile de développer des systèmes à pile à combustible à hydrogène suffisamment portables et économiquement viables pour être utilisés dans des appareils électroniques. »

Outre l’hydrogène, le brevet d’Apple indique que cette pile à combustible pourrait utiliser le borohydrure de sodium, du silicate de sodium ou encore de l’hydrure de lithium. Ou être associée en complément d’une batterie externe classique, un peu comme un moteur électrique qui prend le relai d’un moteur classique dans une automobile.

GOOGLE AUSSI

Reste désormais à savoir si ce brevet sera exploité industriellement par Apple : les questions demeurent en effet : production de masse, impact écologique de ces nouveaux procédés. Ou si ce brevet restera dans un tiroir, comme beaucoup de brevets chez Apple…

Scientifiques et fabricants : tous planchent sur les batteries qui constituent aujourd’hui le point faible de nos appareils connectés. Google, à travers son laboratoire Google X, travaillerait en secret depuis deux ans sur de nouvelles technologies liées à ce composant sensible.

Selon le WSJ, le projet serait piloté par le Dr Ramesh Bhardwaj, un spécialiste des accumulateurs, qui a notamment travaillé pour Lockheed Martin et Apple. Quatre scientifiques feraient partie de l’équipe. L’idée est évidemment d’améliorer l’autonomie des terminaux Android mais pas seulement : l’autonomie est un problème central pour les Google Glass ou encore les voitures autonomes.

Les travaux se concentreraient autour de la technologie classique lithium-ion (la plus utilisée aujourd’hui), mais les ingénieurs planchent également sur d’autres approches comme l’électrolyte solide.

En avril dernier, c’était des scientifiques de Stanfordon qui ont fait parler d’eux en réussissant à mettre au point une batterie externe fonctionnelle aluminium-ion. Cette dernière ne manque pas d’atouts : l’aluminium est plus écologique que le litium, son utilisation permet de plier la batterie, d’allonger son endurance et de réduire le temps pour la recharger : une minute pourrait suffire, le rêve pour tout mobinaute qui se respecte.

Autres avantages : une propension à moins chauffer (et donc à s’enflammer), un point de plus en prégnant dans nos smartphones, et un coût unitaire réduit.

La batterie présentée peut délivrer une tension de 2 volts et supporter 7500 cycles de charge, une première avec l’aluminium. Rappelons que les batteries traditionnelles « tiennent » environ 1000 cycles.

L’équipe dirigée par le chimiste Hongjie Dai explique avoir réussi cette percée accidentellement en constatant que le graphite fournissait d’excellentes performances lorsqu’il était associé à l’aluminium, dit dans un communiqué l’université de Stanford.

Bref, cette approche concentre pour le moment que des avantages mais la question reste toujours la même en matière de R&D : à quand un passage industriel, les annonces dans le petit monde des batteries étant nombreuses mais les concrétisations finalement assez rares.

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